Histoire / Civilisation / Mystères

Dimanche 8 juin 2008

source : Associated Press

 Les archéologues ont découvert une statuette du dieu romain Mercure lors de fouilles à Baarburg au nord-est de la commune de Baar, en Suisse. Selon toute vraisemblance, la figurine de bronze se trouvait dans un temple, ont annoncé jeudi les autorités. Déjà nettoyée, elle peut être admirée au Musée d'histoire antique de Zoug.

 La statuette, qui mesure neuf centimètres, est de bonne qualité et représente un personnage de sexe masculin nu, ont précisé les archéologues. Une cape recouvrant ses épaules est fixée au côté droit.
 La figurine a subi quelques dommages, apparemment causés déjà à l'époque antique. Il lui manque les mains et une jambe. Malgré cela, les caractéristiques du dieu romain Mercure sont facilement identifiables. Il porte de petites ailes aisément reconnaissables sur son couvre-chef et sur le soulier préservé. À l'origine, il portait une bourse remplie d'argent dans sa main droite et un caducée dans la gauche.

 Le dieu romain Mercure est l'équivalent du dieu grec Hermès. Les Romains le considéraient comme le dieu des commerçants, des voyageurs et des voleurs, mais également comme le messager des dieux qui établit le contact entre le ciel et la terre, entre les dieux et les hommes, entre les morts et les vivants. Dans la Rome antique, il était vénéré par la corporation des marchands.

Mercure par Augustin Pajou

Mercure par Augustin Pajou - Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Par RaMMi (by Luke Production)
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Samedi 26 juillet 2008
source : Wikipedia

Ruines archéologiques de Mohenjo Daro 1
Patrimoine mondial de l’UNESCO

Vue des ruines aujourd'hui

Latitude
Longitude
27° 19′ 45″ Nord
         68° 08′ 20″ Est
/ 27.32917, 68.13889
Pays Pakistan Pakistan
Type culturel
Critères (ii)(iii)
Subdivision Sind
N° identification (ID) 138
Région 2 Asie/Océanie
Année d’inscription 1980 (4e session)

1 Descriptif officiel (UNESCO)
2 Classification UNESCO

Mohenjo-daro ─ littéralement le mont des morts, un nom qu'il partage avec Lothal - est un site important de la civilisation de la vallée de l'Indus, on y trouve les vestiges d'une des plus grandes cités de l'Âge du bronze. Il est situé au Pakistan à 300 km au nord-nord-est de Karâchi.

Ayant subi peu de dégradations modernes, son état de conservation est meilleur que celui d'Harappâ, et par suite, c'est une importante source d'informations sur la civilisation à laquelle la ville appartenait. Elle a été construite durant le IIIe millénaire avant J.-C. et a été abandonnée à la fin du XVIIIe siècle av. J.-C., vraisemblablement en raison d'un changement du cours du fleuve.


Découverte d'une civilisation inconnue

Le site est redécouvert dans les années 1920. Entre 1922 et 1927, des fouilles à grande échelle y sont entamées par Rakhal Dâs Banerjî puis continuées par Madho Sarup Vats et Kashinath Narayan Dikshit sous la direction de John Marshall. Ernest MacKay y effectue d'autres fouilles de 1927 à 1931. Mortimer Wheeler complète ces travaux en 1950 par des excavations de moindre envergure.

Les travaux effectués sur le site ont permis de dégager une centaine d'hectares des ruines de la ville, dix fois plus que ce qui avait été révélé dans les années 1920, mais probablement seulement un tiers de la surface totale à étudier. Avec Mohenjo-daro c'était la première fois que l'on mettait au jour des vestiges de la civilisation de la vallée de l'Indus dont on ignorait jusqu'alors l'existence.

Mohenjo-daro ne s'est pas bâtie au hasard des constructions ajoutées au cours du temps, mais comme les autres villes de la civilisation de l'Indus, Harappâ, Kâlîbangan ou Lothal, elle révèle une urbanisation réfléchie et planifiée dans le tracé des rues, formant une grille et dont au moins un boulevard large de 10 mètres partageait la ville basse en deux. En effet, il existe, comme dans les autres sites de l'Indus, une division de la ville en deux parties que l'on nomme traditionnellement la citadelle ou ville haute et la ville basse. Les constructions sont faites de bois durci au feu, de briques séchées au soleil, communes en Mésopotamie ou cuites au four, une caractéristique de l'Indus qui assurait une plus grande longévité aux bâtiments. Ces dernières suivaient les normes de dimensions standardisées de la civilisation de l'Indus, la largeur du double de la hauteur, la longueur du double de la largeur (à comparer à la norme NF actuelle : longueur 240 mm x largeur 115 mm x hauteur 52 mm).

Les deux villes

On estime généralement la population de la ville à 40 000 personnes. Les fouilles ont révélé, outre les maisons d'habitation comportant souvent une salle de bain, un système de drainage des eaux usées, un confort probablement inventé par cette civilisation, ainsi que des greniers.

La citadelle possède un Grand bain, l'ancêtre des bâolis ou des tanks que l'on trouve dans l'Inde entière et au Sri Lanka, de 14 m de long sur 9 m de large, avec une profondeur de 2,40 m. Ce réservoir est entouré de petites pièces dont l'une abrite un puits. La citadelle comporte aussi d'immenses greniers de 50 x 20 m, une grande structure résidentielle. La découverte peut-être la plus inattendue est celle d'un bâtiment comportant un hypocauste, probablement pour le chauffage de l'eau du bain.

À l'est de la ville haute, c'est la ville basse, très étendue, où l'on trouve le plan de rues en grille. Celles-ci y sont droites, longées par le système d'égouts. Elles déterminaient des blocs d'habitation de 390 x 260 m. Les constructions possèdent un toit en terrasse, toujours très courant dans le monde indien actuel, soutenu par des poutres et auquel mène généralement un escalier. Certaines possédaient probablement deux étages et la plupart jouissent d'une petite salle de bains. Les maisons sont de tailles diverses, certaines petites, d'autres plus spacieuses comportent une cour intérieure, sans ouverture sur la rue et donnent dans une ruelle, pour s'isoler de l'agitation des rues principales.

Des fours de potiers, des cuves à teindre, des ateliers de travail des métaux, de fabrication de perles et de travail des coquillages y ont été mis au jour. Les habitants de la ville maîtrisaient l'irrigation et contrôlaient les crues du fleuve. On a retrouvé au cours des fouilles une grande quantité de sceaux de terre comportant des inscriptions, ainsi que des œuvres plus rares, en pierre comme la statuette de stéatite (17,7 cm de haut) dénommée, certainement de façon incorrecte, le Prêtre-roi ou celle en bronze connue sous le nom de la Danseuse.

La société 

D'après les objets manufacturés et d'autres indices découverts sur le site, les archéologues se font une idée acceptable de cette civilisation, dont l'écriture n'a toujours pas été déchiffrée (Mars 2008). En étudiant les plans et les constructions de Mohenjo-Daro et Harappâ, on peut déduire que ces deux cités faisaient partie d'une aire culturelle identique, et partageaient peut-être une communauté de gouvernement, en tant que capitales régionales. Les deux villes ont été construites avec des briques standardisées, de forme et de dimensions. À l'inverse d'autres civilisations, les inhumations se révèlent assez simples, sans objets funéraires remarquables par leur richesse. On en déduit que cette société ignorait la division en classes sociales. Aucune structure identifiable comme palais ou temple n'a été retrouvée dans les villes de l'Indus en général et à Mohenjo-Daro en particulier. Ce peuple agricole probablement paisible n'a laissé aucune trace d'activité militaire incontestable, même si l'emploi de couteaux, de lances et de pointes de flèche de cuivre et de bronze est avéré. Les villes comportaient cependant des fortifications.

La ville a été successivement détruite et reconstruite au moins sept fois. Les crues de l'Indus sont la cause la plus vraisemblable des destructions. À chaque fois, la nouvelle ville a été édifiée au-dessus de l'ancienne.

Théorie controversée

Récemment une théorie, soumise par les scientifiques David Davenport et Ettore Vincenti, a fait beaucoup de bruit dans le milieu scientifique. S'appuyant sur plusieurs observations de terrain, ils affirment que la ville de Mohenjo-Daro aurait été détruite suite à une explosion nucléaire. Ils s'appuient notamment sur la présence de strates de glaise et de verre vert, que l'on retrouve au Nevada, après les essais nucléaires. Des analyses ont confirmé que des fragments de la ville avaient fondu au contact d'une très haute température. De plus des douzaines de squelettes retrouvés dans le secteur de Mohenjo-Daro présentent une radioactivité excédent la norme habituelle de presque 50 fois. Cela rappelle certains textes sacrés de l'Inde, faisant référence à une arme dévastatrice, capable de réduire en cendres une ville. Article en anglais ici

Toute théorie mettant en scène une utilisation de l'énergie nucléaire à des époques lointaines est considérée par la majorité de la communauté des historiens et des archéologues comme fantaisiste et engage uniquement ses auteurs.


Par RaMMi (by Luke Production)
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Mercredi 30 juillet 2008
source : Yahoo! Actualités

Le célèbre mécanisme de calcul astronomique grec d'Anticythère, datant du deuxième siècle avant notre ère, permettait aux Grecs de prédire les éclipses avec une grande précision, selon une étude à paraître mercredi dans la revue Nature.

Les éclipses, qui se répètent selon un cycle, dit de Saros, qui dure environ 19 ans, sont notées sur une grande roue dentée.

Elles indiquent à l'utilisateur si elles sont solaires ou lunaires et à quelle heure elles doivent se produire, ont découvert les scientifiques du Projet de recherche sur le mécanisme d'Anticythère.

En effet, les éclipses se décalent de 8 heures, soit 120 degrés de longitude, à chaque cycle.

"Le mécanisme comprend également une petite roue dentée qui indique à l'utilisateur comment opérer cet ajustement temporel", explique John Steele, l'un des auteurs de l'étude, dans un communiqué.

"Nous savions que cet ancien mécanisme grec vieux de 2.100 ans calculait des cycles complexes d'astronomie mathématique. Nous avons été surpris de constater qu'il mettait aussi en évidence un cycle quadriennal des anciens jeux grecs, dont les jeux Olympiques", ajoute Tony Freeth, un autre auteur de l'étude de Nature.

En utilisant des images obtenues grâce à des rayons X en trois dimensions, les scientifiques sont parvenus à déchiffrer les noms de tous les mois au dos du mécanisme, composé d'un arrangement complexe d'au moins 30 engrenages de précision.

Le mauvais état dans lequel cet instrument a été retrouvé au tout début du 20ème siècle par des pêcheurs d'éponges a longtemps freiné la mise en évidence de ses fonctions.

"Cette technologie est extraordinaire. Chaque fois que nous l'explorons un peu plus, nous trouvons quelque chose de plus sophistiqué", a déclaré M. Freeth.

Le mécanisme d'Anticythère :

Fragment principal

Un fragment secondaire

Un autre fragment secondaire

Par RaMMi (by Luke Production)
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