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Jean-Pierre Vernant, anthropologue, historien, philosophe et écrivain français
:

" Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui. Demeurer enclos dans son identité, c'est se perdre et cesser d'être. On se connaît, on se construit par le contact, l'échange, le commerce avec l'autre. Entre les rives du même et de l'autre, l'homme est un pont. "

La Traversée des frontières, Jean-Pierre Vernant, éd. Seuil, 2004, p. 302

Shlomo Sand est un historien israélien spécialisé dans l'histoire contemporaine.

"
L'histoire n'en est pas à une ironie près : il fut un temps en Europe ou celui qui affirmait que les juifs, du fait de leur origine, constituaient un peuple étranger était désigné comme antisémite. Aujourd'hui, a contrario, qui ose déclarer que ceux qui sont considérés comme juifs dans le monde ne forment pas un peuple distinct ou une nation en tant que telle se voit immédiatement stigmatisé comme « ennemi d'Israël ». "

Comment le peuple juif fut inventé, Shlomo Sand, éd. Fayard, 2008, p. 35

Tzvetan Todorov est un essayiste et historien français d'origine bulgare.

"
Le règne de l'égalité chez soi n'empêche pas d'être esclavagiste ou colonialiste à l'extérieur : telle est la logique du patriotisme."

"
Quel est le défaut inhérent au patriotisme ? C'est que, en préférant une partie de l'humanité au reste, le citoyen transgresse le principe fondamental de la morale, celui de l'universalité : sans le dire ouvertement, il admet que les hommes ne sont pas égaux. [...] la vraie morale, la vraie justice, la vraie vertu présupposent l'universalité, et donc l'égalité des droits. "

Nous et les autres, Tzvetan Todorov, éd. Seuil, 1989, p. 251

" Seuls les Etats totalitaires rendent obligatoire l'amour de la patrie. "


La peur des barbares, Tzvetan Todorov, éd. Robert Laffont, 2008, p. 121


Thomas Carlyle (4 décembre 17955 février 1881) est un écrivain, satiriste et historien britannique.

" L'on a beaucoup écrit sur la façon dont Mahomet propagea sa religion par le sabre. Il y a, sans doute, beaucoup d'honnêteté de la part des chrétiens à se vanter d'avoir, eux, propagé leur religion pacifiquement. "

On Heroes, Hero-worship, and the Heroic in History (1841), Thomas Carlyle (trad. Wikiquote), éd. Wiley & Halsted, 1859, The Hero as a Prophet (Mahomet), p. 55

Raoul Vaneigem est un écrivain, révolutionnaire, médiéviste et philosophe belge :

" Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant. "

" Aucune idée n'est irrecevable, même la plus aberrante, même la plus odieuse. "

" Autorisez toutes les opinions, nous saurons reconnaître les nôtres. "

Rien n'est sacré, tout peut se dire, Raoul Vaneigem, éd. La Découverte, 2003

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Samedi 21 novembre 2009

Par RaMMi (by Luke Production)
source : Futura-Sciences

Au Sahara, une équipe du National Geographic a patiemment mis au jour cinq cousins éteints de nos crocodiles, dont trois espèces nouvelles. Tous vivaient à la même époque et occupaient des niches écologiques différentes. Certains couraient sur de longues pattes et beaucoup semblaient déjà doués pour la nage. Les dinosaures étaient là aussi...


Il y a cent millions d'années, là où se trouve aujourd'hui le Sahara, vivait un monde de crocodiles. Certains étaient de taille modeste mais le plus grand, Sarcosuchus imperator, atteignait environ douze mètres et devait peser huit tonnes. Les Anglo-Saxons aiment l'appeler Supercroc. Ce géant n'est pas un inconnu, le Français Philippe Taquet l'a découvert en 1964. La trouvaille de l'équipe menée par Paul Sereno, qui travaille pour le National Geographic, et Hans Larsson, de la McGill University de Montréal, n'est donc pas une surprise.


Mais elle n'est pas la seule. Depuis 2000, ces paléontologistes explorent le Sahara en plusieurs endroits, notamment au Niger et au Maroc. Dans ces sites qui, il y a cent millions d'années, se situaient au cœur d'un continent unique, le Gondwana, en train de se morceler, l'équipe a exhumé cinq autres espèces de crocodiliens, dont trois étaient inconnues de la science. Pour poursuivre l'habitude des surnoms, les découvreurs les ont baptisées Boarcroc, Ratcroc, Dogcroc, Duckcroc et Pancakecroc. Leurs découvertes font l'objet d'une publication scientifique dans la revue Zookeys mais aussi d'un reportage sur la chaîne de télévision du National Geographic, intitulé When Crocs Ate Dinosaurs (Quand les crocodiles mangeaient les dinosaures), diffusé le 21 novembre 2009.

Sur les terres du Gondwana, les crocodiliens ne marchaient pas tous en rampant comme nos actuels crocodiles, alligators et gavials. Certains se dressaient sur leurs pattes, comme les mammifères, et le terme reptile leur convient bien mal (le mot, d'ailleurs, n'est plus guère utilisé dans les classifications actuelles). On connaît même de plus vieux ancêtres des crocodiles aux pattes de gazelles...


Une belle dent émerge du sol devant Paul Sereno. C'est celle de Kaprosuchus saharicus, une espèce nouvelle, surnommée Boarcroc. On reconnaît une canine. L'animal disposait de trois séries de dents de ce genre. Il mesurait six mètres et ressemblait à nos crocodiles. Mais il marchait – et même courait – sur quatre vraies pattes. © Mike Hettwer et National Geographic

Coureurs, nageurs, farfouilleurs...


Kaprosuchus saharicus, alias Boarcroc – que l'on pourrait traduire par Croc Sanglier – était de ceux-là. Il atteignait huit mètres et impressionne par ses crocs de grandes tailles. Il fait partie des espèces nouvellement décrites, avec Ratcroc et Pancakecroc (Croc Crêpe ou Croc Galette, donc). Le premier, officiellement nommé Araripesuchus rattoides, ne mesurait qu'un mètre de longueur et sa mâchoire inférieure présente des dents qui semblent faites pour creuser le sol ou le fond de l'eau à la recherche de nourriture. Le dénommé Pancakecroc, Laganosuchus thaumastos pour la science, avait la même taille mais sa dentition est toute différente. Les mâchoires légères portent des dents pointues et le crâne est plat (d'où le surnom). Pour les auteurs, pas de doute, ces animaux devaient rester tapis au sol et se jeter sur une proie lorsqu'elle se présentait.


Duckcroc a un museau en forme de bec de canard, comme l'indiquent son surnom mais aussi son nom latin, Anatosuchus minor (les canards sont des anatidés). Long de moins d'un mètre, il devait fouiller la vase à la recherche de larves ou de grenouilles. L'espèce a été décrite en 2003 par Paul Sereno.

Un peu plus grand et plus agile, Dogcroc (Croc Chien bien sûr), ou encore Araripesuchus wegeneri, est connu depuis plus longtemps. Il était capable de courir sur de robustes pattes. Mais, sa longue queue flexible en témoigne, il était probablement aussi un bon nageur.


Dogcroc et Duckcroc devaient aussi être plus malins que nos crocodiles. Paul Sereno a en effet étudié les crânes disponibles au scanner pour déterminer le volume du cerveau. Selon lui, le prosencéphale (la partie avant du cerveau) est plus développée que chez les crocodiles actuels (dont le volume cérébral est en effet très faible).


Au total, le tableau de ces découvertes décrit une faune variée de crocodiliens qui occupent des niches écologiques diverses. Seulement apparentés de loin aux dinosaures, ces crocodiles devaient leur mener la vie dure et, d'une certaine façon, leur ont survécu, sauf à ceux qui avaient eu la bonne idée de devenir des oiseaux.



Paul Sereno avec ses crocodiles sahariens. Supercroc lui sert d'accoudoir. BoarCroc (Croc Sanglier) est en haut à droite, Pancake Croc (Croc Galette) en bas à droite. Les petites têtes, en bas à gauche, sont, respectivement, RatCroc, DogCroc et DuckCroc. © Mike Hettwer et National Geographic
Paul Sereno avec ses crocodiles sahariens. Supercroc lui sert d'accoudoir. BoarCroc (Croc Sanglier) est en haut à droite, Pancake Croc (Croc Galette) en bas à droite. Les petites têtes, en bas à gauche, sont, respectivement, RatCroc, DogCroc et DuckCroc. © Mike Hettwer et National Geographic
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Mercredi 18 novembre 2009

Par RaMMi (by Luke Production)
source : Techno-Sciences

Un troisième et dernier survol par le vaisseau spatial de la NASA de la planète Mercure donne aux scientifiques, pour la première fois, une vue presque complète de la surface de la planète et fournit de nouveaux résultats scientifiques sur cette planète relativement inconnue.

Le vaisseau spatial Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry and Ranging, connu sous le nom de MESSENGER, a survolé Mercure le 29 septembre 2009. La sonde a accompli une assistance gravitationnelle critique pour rester sur la trajectoire pour entrer en orbite autour de Mercure en 2011. En dépit de l'arrêt temporaire en raison d'un changement de système d'alimentation pendant une éclipse solaire, les caméras et les instruments du vaisseau spatial ont collecté des images en haute résolution et en couleurs dévoilant encore 6% de la surface de la planète jamais vu auparavant de si près.


Cette vue rehaussée en couleurs a été créée avec une technique statistique qui accentue les variations subtiles de couleurs.
Cette région, vue en détail pour la première fois au cours du troisième survol, semble avoir subi un haut niveau d'activité volcanique.
- Le secteur jaune lumineux près du haut à droite est centré sur une dépression sans bord
qui est un emplacement candidat pour un événement volcanique explosif.
- Le bassin de double anneau au centre de l'image a un intérieur homogène qui peut être
le résultat de volcanisme expansif.
- Des plaines planes, vraisemblablement un résultat des épisodes d'activité volcanique plus tôt,
couvrent une grande partie des abords.

Approximativement 98% de la surface de Mercure ont maintenant été imagés par le vaisseau spatial de la NASA. Quand MESSENGER sera en orbite autour de Mercure, il verra les régions polaires, qui sont les seuls secteurs non observés de la planète.

"Bien que le secteur vu pour la première fois par le vaisseau spatial était de moins de 560 kilomètres de large à l'équateur, les nouvelles images nous ont rappelé que Mercure continue à détenir des surprises," commente Sean Solomon, investigateur principal pour la mission et directeur du Department of Terrestrial Magnetism à la Carnegie Institution de Washington.

Beaucoup de nouveaux dispositifs ont été révélés lors du troisième survol, y compris une région avec un secteur lumineux entourant une dépression irrégulière, suspectée d'être d'origine volcanique. D'autres images ont révélé un bassin d'impact à double anneau d'approximativement 290 kilomètres de large. Le bassin est semblable à un dispositif que les scientifiques appellent le bassin Raditladi, qui a été vu au cours du premier survol de Mercure par la sonde en Janvier 2008.

"Ce bassin avec double anneau, vu en détail pour la première fois, est remarquablement bien préservé," note Brett Denevi, un membre de l'équipe d'imagerie de la sonde et chercheur post-doctoral à l'Arizona State University à Tempe. "Une similitude à Raditladi est son âge, qui a été estimé à approximativement un milliard d'années. C'est jeune pour un bassin d'impact, parce que la plupart des bassins sont environ quatre fois plus vieux. Le plancher intérieur de ce bassin est encore plus jeune que le bassin lui-même et diffère en couleurs de ses environs. Nous pourrions avoir trouvé le plus jeune matériel volcanique sur Mercure."

Le survol a permis les premiers balayages détaillés au-dessus des pôles nord et sud de Mercure. La sonde a commencé également à révéler comment l'atmosphère de Mercure varie avec sa distance du Soleil .

"Une illustration saisissante de ce que nous appelons des effets 'saisonniers' dans l'exosphère de Mercure est que la queue neutre de sodium, si proéminente dans les deux premiers survols, est 10 à 20 fois moins intense en émission et sensiblement réduite en ampleur," ajoute le scientifique participant Ron Vervack, du Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory, ou APL, à Laurel, Md. "Cette différence est liée aux variations prévues de la pression du rayonnement solaire alors que Mercure se déplace sur son orbite et démontre pourquoi l'exosphère de Mercure est une des plus dynamiques dans le Système solaire ."

Les observations montrent également que le calcium et le magnésium manifestent des changements saisonniers différents que le sodium. L'étude des changements saisonniers de tous les constituants exosphérique au cours de la phase orbitale de la mission fournira des informations majeures sur l'importance relative des processus qui produisent, maintiennent, et modifient l'atmosphère de Mercure.

Le troisième survol a également révélé de nouvelles informations sur les abondances de fer et de titane dans les matériaux de surface de Mercure. Les observations précédentes depuis la Terre et dans l'espace ont montré que la surface de Mercure a une concentration très basse de fer dans les minerais de silicate, un résultat qui conduit à la vision que la croûte de la planète est généralement faible en fer.

"Maintenant nous savons que la surface de Mercure a une abondance moyenne de fer et de titane plus élevée que ce que la plupart d'entre nous prévoyait, semblable à quelques basaltes de mers lunaires," commente David Lawrence, un scientifique de l'APL participant à la mission.

Le vaisseau spatial a accompli presque trois quarts de son voyage de 7,8 milliards de kilomètres pour entrer en orbite autour de Mercure. Le voyage complet inclura plus de 15 voyages autour du Soleil. En plus de survoler Mercure, le vaisseau spatial est passé près de la Terre en Août 2005 et de Vénus en Octobre 2006 et Juin 2007.
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Mardi 17 novembre 2009

Par RaMMi (by Luke Production)
source : Techno-Sciences

En novembre, des archéologues français et algériens vont s'installer sur le plateau du Tassili, dans le Sahara. Leur but: enfin dater les somptueuses peintures rupestres de la région.


Les sites des peintures de Tassili constituent un formidable témoignage de la vie au Sahara
avant sa désertification.

Dans un décor grandiose fait de roches et de sable ocres, une immense caravane progresse lentement le long d'un chemin escarpé. Ânes et chameaux portent les outils et les vivres, accompagnant un groupe d'une dizaine de personnes sous un soleil de plomb. L'image pourrait sortir tout droit d'un récit d'anciens explorateurs. C'est pourtant bien ainsi que les membres de la mission archéologique franco-algérienne Tassili vont rejoindre, le 20 novembre prochain et pour un mois , leur lieu de fouilles dans le Sahara algérien. "L'accès au site est très difficile et même un peu dangereux, indique Jean-Loïc Le Quellec, directeur de recherche CNRS au Centre d'études des mondes africains qui codirige la mission avec Malika Hachid, du Centre national de recherches en préhistoire, anthropologie et histoire d'Alger (CNRPAH). Il faut déjà quatre heures pour grimper sur le plateau du Tassili, à plus de 1 000 mètres d'altitude , et il reste encore à rejoindre le site proprement dit, à Sefar. Ce n'est pas vraiment une promenade de santé."

Pourquoi tant d'efforts ? Les archéologues ont un objectif: analyser et dater les peintures rupestres de Tassili. Des peintures célèbres pour leur beauté et leur nombre –il en existe des centaines de milliers dans toute la région– mais que les préhistoriens ont été incapables de dater précisément jusque-là. "C'est l'archéologue français Henri Lhote [ndlr: alors chargé de recherche au CNRS] qui les a fait connaître au grand public dans les années 1950", raconte Jean-Loïc Le Quellec. À l'époque, ces grandes fresques, peintes à l'air libre sous des abris rocheux, fascinent. Il s'agit d'un véritable "documentaire en images", comme l'appelle Jean-Loïc Le Quellec, sur les populations qui vivaient dans la région lorsqu'elle était encore luxuriante. On y voit des animaux –éléphants, girafes, hippopotames...– qui ont depuis longtemps fui le désert . Sont croquées des scènes de la vie quotidienne, comme ces bœufs montés par des hommes. À Sefar, là où l'équipe a décidé d'installer son campement, une peinture haute de trois mètres représente une figure anthropomorphe. Les spécialistes l'appellent le "grand dieu de Sefar" mais d'autres, plus facétieux, aiment y voir un martien. "Les animaux sont représentés de manière si réaliste que ceux qui les ont dessinés les ont forcément vus, estime Jean-Loïc Le Quellec. Or nous savons que ces espèces vivaient bel et bien dans le Sahara alors qu'il était encore vert mais qu'elles l'ont quitté lors de la désertification, environ 2 000 ou 3 000 ans avant notre ère." Voilà qui donne une limite à l'âge de ces peintures. Mais ont-elles été réalisées il y a cinq mille ans ? Dix mille ans ? "Bien qu'elles soient de toute beauté, sans leur âge exact, elles perdent de leur intérêt. Après avoir soulevé l'enthousiasme des préhistoriens, elles sont peu à peu tombées dans l'oubli. Seuls les historiens de l'art et les touristes ont continué à s'en soucier", admet Jean-Loïc Le Quellec.

Aujourd'hui, la donne a changé. Les archéologues disposent de nouvelles techniques bien plus performantes pour dater les vestiges. D'où cette nouvelle expédition, qui va permettre à la fois de prélever des échantillons de peintures, qui seront ensuite analysés dans les laboratoires partenaires, et d'explorer le sol, à la recherche d'indices sur les techniques de peinture. "Grâce aux techniques de datation au carbone 14 , explique l'archéologue, nous allons essayer de donner un âge au liant qui a servi à fixer les pigments, lesquels seront aussi analysés afin d'en déterminer la nature exacte." La thermoluminescence, qui permet de dater le moment où des matériaux siliceux ont été exposés au jour pour la dernière fois, devrait dater le sable de remblais, au pied des fresques. C'est également là que les scientifiques vont creuser, à la recherche d'objets laissés par les peintres: pinceaux, colorants, godets à peinture. Des relevés photographiques – tant en lumière visible qu'en infrarouge et en ultraviolet – seront aussi effectués. "Évidemment, nous allons devoir confronter nos résultats à d'autres sites", indique Jean-Loïc Le Quellec. Il espère ainsi mettre en place deux campagnes annuelles pendant trois ou quatre ans et étudier les fresques de l'Ahaggar et de l'Atlas saharien. C'est à ce prix que les peintures rupestres du Sahara deviendront des témoignages utiles de l'histoire du peuplement du continent africain.
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